Sur les bords du Rhône et sous la glycine

16 avril 2016

Atelier d’écriture organisé dans le cadre de l’Association Vivre la Plaine de l’Abbaye.

Avec la participation de : Aurore, Christine, Jeff, Marie-Antoinette, Nadine, Océane, Sigrun, Solène, Valérie … et le chat de Sigrun.

Animé par Guillemette de Grissac

Il y a le parfum sauvage du foin

Il y a le parfum sauvage du foin
Il y a un petit bois caché, bien caché
Il y a le regard curieux d’un enfant
Il y a un geste maladroit en caressant une fleur

Il y a le bruit du canal et du vent
Il y a une musique qui se perd au loin
Il y a du brouillard léger comme la neige
Il y a des taches blanches d’aubépine en forme d’étoiles

Il y a un paysage animé tout autour de nous
Il y a la vie de la nature qui se réveille au printemps
Il y a une émotion qui fait battre nos cœurs
Il y a la paix intérieure.

Marie Antoinette

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Découverte des oiseaux et paroles poétiques

Ils étaient là, bien sûr, du matin, au lever du soleil dans le hameau,  sur les landes, dans les buissons, au creux des rochers, sur les pavés du port, loin en mer, et jusqu’au soir tard, près de Grand Phare, là où se trouvent les « dortoirs ». Goélands, oiseaux marins, oiseaux familiers des campagnes …

Voici où nous les avons rencontrés :

Hameau : chardonneret, pouillot véloce, pinson des arbres,  merle, moineau domestique, hirondelle rustique, hirondelle de fenêtre, martinet noir, tourterelle turque, pigeon ramier

Champs, proximité des habitations, buissons : Faucon crécerelle, tarier pâtre, troglodyte mignon, alouette des champs, bergeronnette grise, rouge-gorge, accenteur mouchet, pie bavarde.

Côte rocheuse : huitrier pie, goéland marin, goéland argenté, goéland brun, fulmar, pigeon biset, cormoran huppé ; aigrette garzette.

Landes, pelouses : Linotte mélodieuse, pipit maritime, crave à bec rouge, choucas.

Les oiseaux  étaient là, dans les paroles poétiques, celles des poètes et  celles des participants.

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« Et si tu croises… » Atelier Corps des mots

10 et 11 janvier 2014

L’Atelier « CORPS DES MOTS » a eu lieu à la Réunion, dans le cadre de l’Association « Et si tu croises », animé par Béa, Flore et Guillemette.

La première session a été remplacée par le cyclone Bejisa mais la deuxième a été très enthousiasmante.

Nous avons exploré les relations entre les mots et le corps ; comment les mots sonnent , résonnent , comment le corps renvoie du sens (domaine de Flore); nous avons fait le pari d’une mise en mise en relation de plus en plus fine et sensible.

Les PROPOSITIONS D’ ECRITURE (Guillemette) ont permis des textes variés, tous chargés d’émotion, lus ensuite, retravaillés, mis en voix, mis en scène (Béa).

Des conseils techniques ont été donnés, permettant une réécriture.

Il y a eu aussi la lecture à deux voix de textes d’écrivains, des extraits tirés au sort, une recherche de mini-mise en scène, d’une intimité.

Paul Auster : Chronique d’hiver
Eve Ensler : Monologues du vagin
Daniel Pennac : Journal d’un corps
Nacera Benaza in Les Carnets de la Création (éd de l’œil) L’Algérie …

La PROPOSITION D’ECRITURE à partir de cet extrait était une variation personnelle sur le thème ou à partir des mots.

Chaque journée s’est terminée par un lâcher prise, mouvement libre avec musique et sans paroles, ou bien, le 2° jour, mise en corps et en espace du texte de Christian Olivier « Corps de Mots ».

Après échanges sur l’écriture et le déroulement du stage, nous avons dansé sur la chanson de Zazie « J’envoie valser ».

Du récit personnel à la fiction

Atelier d’écriture du 7 au 13 juillet 2013 à Kergallic

Animé par Guillemette de Grissac et Louise de Ravinel
Dans le cadre de l’association l’Arche de Noé, Kergallic, Belle-Ile-en mer.

Carnets, journaux, intimes, souvenirs d’enfance, notes hâtives ou récits complets, l’écriture personnelle est pour certains une habitude, pour d’autres elle demeure un désir à réaliser.

Ecrire c’est toujours dire « JE »

… mais comment présenter aux lecteurs une écriture personnelle, rendre compte du monologue intérieur, jouer avec le dévoilement écrire au passé comme au présent ? Beaucoup d’interrogations affluent avec le projet d’écrire sur soi : elles concernent par exemple  la relation entre sincérité et pudeur, l’envie de tout dire et le respect des autres,  le mystère de la mémoire.

Mais la littérature de l’intime est aussi acte de parole, travail sur le langage. En cela, elle devient inévitablement fiction, travail de transformation. Elle est aussi, pour chacun, auteur et amateur,  une expérience de formation.

Dans le cadre de l’atelier, chacun s’essaie à sa propre écriture pour constituer un carnet ou un recueil.

L’écriture au sein d’un groupe permet échanges, écoute et débats.

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Atelier13

Le livre des soleils

Atelier d’écriture du 26 août au 1er septembre 2012

à Kergallic  Belle-Ile en mer

Après le sable, l’air et l’eau, c’est donc le feu solaire, avec sa force et sa vitalité, sa présence dans l’île et sur l’océan, qui nous invite à l’écriture. Il s’agit d’écrire sur un thème commun, à partir de propositions diverses, dans un esprit d’échange et de confiance.

J1 Lundi 27 août 2012 Van Gogh …

Ecriture spontanée à partir d’une reproduction du tableau de Van Gogh : MOISSON AVEC FAUCHEUR, 1889 (Essen, Museum Folkwang)

Regarder simplement, sans analyse, sans réflexion, pour soi-même, y repérer un ou des éléments qui s’adressent à vous …

Le cercle solaire

le bleu des montagnes

les vagues tourbillonnantes des blés

l’arbre solitaire comme l’homme au travail

le ciel strié d’ombres

le mas au creux de la colline

est-ce une eau, un chemin entre l’habitation et le champ ? Agnès

Dans les vagues colorées et ensoleillées du tableau, j’observe une petite maison gris-bleu … aussitôt  un souvenir d’adolescence émerge … Elyane

« Quel dieu, quel moissonneur de l’éternel été […]

cette faucille d’or dans le champ des étoiles », rêvait Booz endormi.

Il peut toujours rêver, celui-là… et moi, je sue sous le soleil descendu sur ma peau, au bout de ma faucille brûlante, si petite, si mince pour couper cet immense horizon de blé, indéfini, trop vaste pour mon écrasante journée de labeur qui ne finira qu’à la nuit. … Michel

« Les cyprès me préoccupent toujours, je voudrais en faire des choses comme les toiles des tournesols, parce que cela m’étonne qu’on ne les ait pas encore faits comme je les vois… c’est la tache noire dans le paysage ensoleillé, mais elle est une des notes noires les plus intéressantes, les plus difficiles à taper juste… il faut les voir ici, contre le bleu, dans le bleu pour mieux dire ». Van Gogh, Lettre à Théo.

Le Livre de l’Air

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ATELIER d’ECRITURE à Kergallic, Arche de Noé,

BELLE ILE EN MER du 4 au 9 juillet 2010

Icare, l’air et les oiseaux

Après le LIVRE de SABLE, en 2009, l’expérience d’atelier d’écriture à Belle-Ile-en-mer continue.

C’est au hameau de Kergallic, dans le cadre de l’association l’Arche de Noé, que nous nous retrouverons pour explorer par l’écriture un autre élément : l’air.

Livre de l’air ou «livre d’Icare».  Rêve d’envol, thème du souffle,  regard sur les oiseaux  très présents sur l’île à cette époque de l’année. Voici une incitation à la légèreté (non à l’inconséquence que ce terme désigne parfois) mais  une occasion d’échapper à la pesanteur, c’est-à-dire à l’excès de sérieux. Ecrivains et poètes (Jacques Lacarrière, Apollinaire, Supervielle, Saint-John-Perse …) et des peintres (Brueghel, Braque, Delaunay …) pour qui légèreté/gravité sont sources de méditation nous accompagneront dans l’écriture, c’est-à-dire dans l’expression de textes variés, poèmes, « histoires », fragments. Pour la mise en voix et sa relation au souffle, c’est un auteur de théâtre (avec ses paroles « pneumatiques») Valère Novarina, qui pourra nous guider. Lire la suite >

Zistoir la Fontaine

Atelier 90

Zistoir la Fontaine

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éditions la maison bleue

Zistoir la Fontaine

20 histoires écrites par les 12 participants à l’atelier


Pour monter de Saint-Leu « en bas », jusqu’au lieu dit La Fontaine, il y a une cinquantaine de virages dont certains sont peu ordinaires. L’un d’entre eux est par nous surnommé le Moebius : on dirait un ruban à surface unique, prêt à nous transporter dans une dimension incertaine, réduite à une courbe infinie.

Au lieu dit « Fontaine » (ou « La Fontaine »), 500 mètres au-dessus diu niveau de la mer, la ravine qui porte le même nom, creuse le paysage de façon très radicale. Quant à la a route sinueuse, alias « Chemin Surprise » qui s’en va rejoindre la D13 précisément là où se franchit la ravine, elle est depuis le niveau zéro jalonnée par une douzaine d’arrêts de bus « Eolis », chacun portant un nom suscité par le terrain, la végétation, un repère humain visible ou non. Les arrêts « cars jaunes » prennent le relais sur la D13. Inutile de préciser que monter à la Fontaine ou en descendre constitue une forme de sport relativement risqué.

Une autre singularité du lieu : l’installation du chantier de la route des Tamarins, « ouvrage d’art non courant », qui bouleverse totalement le paysage et fait paraître incongrue la balade erratique du troupeau de chèvres inféodé au lieu. Un paysage d’abord dominé par les grues, parcouru par des monstres appelés Caterpillar, New Holland, Evolution, une noria de bétonneuses, de remorques, de véhicules à chenilles s’escrimant à virer en plusieurs épisodes dans les épingles à cheveux, en concurrence avec les cars déjà gênés aux entournures. Puis l’édification des viaducs, avec les deux équipes travaillant à se rejoindre au milieu du vide. Enfin, après apaisement des monstres, la Route, vierge bitume offert aux skaters, aux cyclistes, aux piétons en attendant sa mise en service en Juin 2009. Lire la suite >